Le dimanche 6 décembre dernier, Patrice Talon a communié avec ses frères et sœurs de la ville de Ouidah à la fête annuelle de ladite ville dénommée Gléxwé Xwé.

 

La cérémonie a débuté par une messe à la basilique de Ouidah célébrée par Monseigneur Antoine Ganyé, Archevêque de Cotonou. Par la suite, la ville a vibré au rythme des manifestations organisées dans les maisons et par diverses associations sur les principales places publiques. Après avoir partagé un repas avec des convives dans sa maison familiale sis à Agonkessa, Patrice Talon est allé saluer les notables et têtes couronnées de la ville réunis au Musée et rejoint la foule sur l’esplanade du fort français.

Gléxwé xwé, la fête traditionnelle des filles et fils de Ouidah symbolise la fête de l’Immaculée-Conception dont la Basilique de la ville porte le nom. Elle a souvent lieu le premier week end de Décembre. La pratique a une origine lointaine selon un ouvrage de Mgr Bonfils. Il y raconte qu’une plaque commémorant le troisième centenaire du culte de l’Immaculée-Conception à Ouidah a été apposée au fond de l’ex-cathédrale, dédiée à l’Immaculée-Conception, en 1948. Cette fête aurait été introduite à Ouidah par les Portugais en 1648. Un document dactylographié d’un ancien curé de Ouidah, le Père Beillevaire, citant Mgr Steinmetz et le résidant du fort portugais, précise ainsi cette tradition. C’est un peu l’origine de Glexwé xwé. En effet, en 1648, le Portugal en reconnaissance de son indépendance retrouvée se consacra à Marie Immaculée. A cette époque, les Portugais vivaient ou au moins circulaient dans la proche région sinon à Ouidah même… La tradition commémorée au fond de l’église de Ouidah s’enracine peut-être dans cette présence portugaise, même s’il n’existait pas encore à l’époque de lieu de culte marial connu. In « La mission catholique en République du Bénin : Des origines à 1945 » du Père Jean Bonfils.

 

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